La 11ème finale aura été la bonne ! Hier soir, l'ASM Clermont a enfin décroché un titre qu'elle attend depuis tellement longtemps (1ère finale en 1936). Après 3 échecs consécutifs, cette 4ème finale a basculé du côté des hommes de Vern Cotter qui ne pouvait retenir ses larmes au terme de la rencontre. L'émotion était grande et tellement significative du bonheur indescriptible de toucher enfin ce sacré "bout de bois".
Avant cette joie immense, il y eu un match maîtrisé par les clermontois. Au fond de mon canapé, la maîtrise m'a paru bien longue ! De l'explosion sur l'essai de Nalaga, aux angoisses lorsque Porical a la possibilité de ramener les siens dans la partie, en passant par la domination des clermontois ne parvenant pas à creuser un écart irréversible, la délivrance n'est finalement intervenue qu'au coup de sifflet final !
C'était ensuite difficile de rester insensible à ces images : c'est juste magnifique, l'émotion vous emporte. On se rend compte alors que toutes ces finales perdues ont conféré à l'ASM Clermont un énorme capital sympathie partout en France. Il me semble que, hier soir, bon nombre en dehors des supporters auvergnats reconnaissait être heureux pour le club clermontois qui méritait largement d'obtenir enfin un titre. Jacques Brunel, l'entraîneur catalan, confie que sa défaite face aux "jaune et bleus" est au regard de la rencontre logique et finalement moins amère au vu de l'adversaire : chapeau !
Ce bouclier est aujourd'hui la fierté de tous les auvergnats. Cela dépasse largement le cadre du sport, l'identité auvergnate s'en trouve largement renforcée. Derrière cette équipe, c'est tout un peuple qui crie aujourd'hui son bonheur et sa fierté : savourons ces instants, ne boudons pas notre plaisir, et soyons fiers d'être auvergnats !
Qui ne saute pas n'est pas auver.....gnat !
Merci à l'ASM Clermont pour toutes ces émotions et ce bonheur indescriptible